1842 – la Famille Daloz…

Alphonse DALOZ se marie avec Armandine Alphonsine PIGNATELLI, (née à Paris, 9 rue de Choiseul, le 10 avril 1807,fille d’Emilie), et le mariage a eu lieu le 29 octobre 1827.

Revenons quelques instants sur Emilie, la mère, qui eut de célèbres amants: Eugène de Beauharnais, fils adoptif de Napoléon Ier qui tombera lui aussi sous son charme, puis le général Duroc confident de l’empereur et enfin Armand PIGNATELLI, comte de Fuentes (né à Paris en 1770, où son père était ambassadeur d’Espagne, et décède à Madrid le 15 novembre 1819 -colonel de hussards en 1793, lieutenant général des armées espagnoles en 1801). Elle a obtenu son cœur et sa bourse de haute lutte contre sa rivale, la danseuse Clotilde Augustine MALFLEURAY, qui en recevait 100 000 livres par mois. (source: Revue du Cercle Généalogique de Languedoc n°106). Elle aura aussi un fils, François Jean Charles BIGOTTINI, dit « Charles » (né le 27 août 1815 à 10h, à Paris 2ème, et décédé à Passy dans l’hôtel familial, en février 1903).
Elle est citée par un certain nombre d’auteurs, comme Alexandre Dumas dans  » Fernande  » , dans  » La femme au collier de velours « , Victor HUGO dans  » Les Misérables « , Gaston LEROUX dans  » Le fantôme de l’opéra », Hector BERLIOZ dans ses « Mémoires M, CONSTANT dans
 » Mémoires de Constant, premier valet de chambre de l’Empereur, sur la vie privée de Napoléon, sa famille et sa cour  » . On la retrouve également représentée sur de nombreuses lithographies, dessins, peinture.

Quant à Daloz, en voici un portrait par Léon Garet car je n’ai pu trouver qu’un visuel de lui: « Après quelques minutes d’attente, nous saluons M. Alphonse Daloz, ancien notaire, propriétaire du domaine. C’est un homme assez grand, un peu cassé. La figure, effilée, est maigre et sans barbe. Le tenue du vieillard est irréprochable; il porte la grosse cravate noire, serrant un haut faux-col, et il est revêtu d’une longue redingote noire. C’est bien le portrait classique de l’ancien notaire… ». source: Le Gnomon, Revue internationale du notariat n°171

Veuf après 3 ans de mariage, (Armandine décède prématurément et péniblement après un voyage de 6 mois en Italie le 11 août 1833 à Créteil dans la propriété du Puit Georget, maison de campagne de sa mère), ils auront eu 2 enfants:
André Émile DALOZ (né le 29 octobre 1828, décédé le 19 septembre 1845),
– et Henriette Marie Caroline DALOZ (née le 26 avril 1830, décédée le 23 janvier 1882), qui sera la dernière petite-fille d’Emilie.

Alphonse DALOZ se remarie, le 15 février 1834, paroisse Saint-Louis d’Antin à Paris, avec Julie Henriette PÉTINIAUD, dite « Herminie « , née à Limoges (Haute-Vienne) en 1814. II en a un fils : Eugène DALOZ, né le 29 décembre 1835 à Paris, qui sera consul général de France à Bogota en Colombie. Herminie était également la sœur de Caroline Pétiniaud (1803-1890) dite Claire de Marbouty, qui fut écrivaine, amie ou maîtresse de Balzac qu’elle accompagna en 1837 dans son voyage en Italie travestie en homme en se faisant appelée Marcel.

Trompé par sa seconde épouse, Alphonse DALOZ intente un procès en séparation de corps. La plaidoirie prononcée par son avocat CHAIX d’EST-ANGE restera tristement célèbre car elle entre dans les détails de leur vie. Le détail est retranscrit dans Ia Gazette des Tribunaux des 15 et 22 janvier 1842 (pages 1,2,3&4), pour Ia première instance et dans les numéros des 5 et 6 juin 1842. en appel. Herminie avait une liaison avec Charles BIGOTTINI, le dernier enfant d’Emilie.

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